Prénom : Aiko Âge : une vingtaine d’années Sexe : féminin Race : sans-coeur Groupe : Ténèbres Moyen de transport pour aller de monde en monde : portail de Ténèbres But : revivre, arrêter de culpabiliser, comprendre
Description Physique
Aiko a été transformé lorsqu’elle avait une quinzaine d’année, elle n’est donc pas bien grande, environs un mètre soixante. Son corps est plutôt bien proportionné. Elle a les yeux marron et à tendance à fermer celui de droite lorsqu’elle réfléchit ou se concentre. Ses sourcils sont fins et cachés par ses cheveux. Le reste de son visage garde un aspect plutôt juvénile, entre les rondeurs de l’enfant et la finesse de l’adulte. Un sourire rêveur étire presque en permanence sa bouche. Elle n’est pas très musclée, que ce soit au niveau des bras comme des jambes. Ses mains sont plutôt petites, avec des doigts fins. Ses cheveux roses lui arrivent vers la base du cou. Elle aime les tresser, leur mettre des barrettes dedans et pleins d’autres trucs. Elle porte en général un bonnet noir, en forme d’oreille de chat. Elle a le teint tirant vers le rose. Ses vêtements son généralement rouge, noir ou rose. Elle aime tout ce qui est simple et qui lui permet de bouger sans problème. Elle n'en a pas changé depuis un moment et fait pas vraiment attention à ses affaires, ils ne sont donc pas en très bon état. Comme arme, elle a seulement un vieux couteau qu'elle a trouvé dans une maison et sait à peine sans servir.
Description Mentale
Vide intersidéral, teinté de douceur. Cette phrase résume parfaitement Aiko. Mais puisqu’il faut développer, soit, développons. Au premier abord, la jeune femme ressemble à n’importe quel autre sans-cœur : vide, une coquille se déplaçant, embourbée dans les Ténèbres. Une personne guère fréquentable. Elle ne parle pas, ne fait rien. Si vous vous mettez sur son chemin, elle vous contournera. Si vous lui parler, elle vous ignorera. Vous n’existez pas pour elle. Elle sera neutre, quoi que vous fassiez. Jamais elle ne montrera de l’agacement ou quoi que se soit. Si par chance, elle daigne remarquer votre présence et que vous engagez le dialogue, ses réponses vous sembleront dénuées de matière et elle ne parlera que par énigme. Elle aime bien ça. Bref, elle ne sera toujours pas très chaleureuse. Elle ne répondra que le stricte minimum et si elle s'ennuie, elle s’en ira, vous plantant au beau milieu d’une phrase. Mais si vous arrivez à être un temps soit peu intéressant, alors vous découvrirez sa vrai nature. Elle peut paraître arrogante et sans compassion à se conduire ainsi, et le fait d’être sans-cœur ne l’excuse en rien. Si elle se comporte comme ceci, c’est qu’elle se sent responsable de la mort de son père et ne veut plus se lier avec quelqu’un, ne serait-ce que de lui adresser un simple sourire. Mis à part ça, la jeune fille est d'un calme olympien la plupart du temps. Elle n'aime pas s'énerver, c'est une perte de temps. Elle est posée et préfère réfléchir plutôt que de foncer tête baissée. La jeune fille aime aider les gens et éprouve souvent de la compassion, même si elle ne le montre pas. Elle aune certaine faculté à s'adapter, les situations inhabituelles ne la gênent pas. Son défaut majeur peut être le fait qu'elle soit trop passif et ne réagisse parfois pas à temps. Niveau accessoires, c'est comme pour ces cheveux, elle s'en met partout et les fait elle-même lorsqu'elle s'ennuie.
Signe(s) Particulier(s) : ferme un oeil lorsqu'elle réfléchit
Histoire
Une chambre, plongée dans une quasi-obscurité. Seul l’écran de l’ordinateur diffuse une légère lumière suffisante pour observer le décor. Un lit défait dans un coin. Des piles de livre un peu partout, des posters accrochés sur tous les murs. Mais le plus important : la jeune fille aux cheveux roses bonbon qui se trouve devant l’écran. Elle joue, comme presque toutes les nuits. Penchons nous sur cette personne. Nous vous l’avons décrit plus haut, mais son passé est toujours un mystère. Prêt ?
Remue, remue le couteau. Fais-moi souffrir.
Le passé resurgit. Un champ de coquelicots. Une gamine heureuse en train de courir. Sa mère l’appelle et elle accourt. Ambiance chaleureuse et douce, pleine de gaieté et de tendresse. « Va chercher ton goûter » a dit sa mère. Aiko se dirige vers la maison. Elle rentre, va dans la cuisine. La petite fille attrape le paquet de gâteaux posé sur la table. Son regard est fixé sur la porte du bureau de son père. « Maman a dit de ne pas le déranger » se souvint-elle. Oui, mais il fait beau, le champ est rempli de fleurs et de papillons, pourquoi papa ne pourrait-il pas en profiter ? L’enfant attrape la poignée et pousse la porte. Bizarre, la lumière est éteinte et les volets fermés. Elle avance, se cogne dans quelque chose. Elle tâte. On dirait les chaussons de papa. Que font-ils là, à hauteur de son visage ? « Papa vole ? » Non, il pend.
Hurlement.
Suivre sa vie. Aiko n'a pas réussit. Le suicide de son père lui pèse. Les remarques de ses camarades l’empêchent de vivre et ce, depuis des années. Alors elle s’est trouvé un refuge : les jeux vidéo. Les seules fois où elle sort, c’est pour aller en cours. Sa vie est monotone. Les journées se déroulent toujours de la même manière, chaque semaine. Se lever, aller en cours, manger, jouer. Dormir parfois. Elle se détruit, elle le sait. La mort de son père l’a transformé en zombie. Vivre dans le passé revient à laisser partir son futur. Aujourd’hui c’est son anniversaire. Personne ne va lui souhaiter. Mais elle a l’habitude. Elle rentre chez elle, un coli sur la table. A son nom. Intriguée, elle le prend. L’ouvre. Un CD se trouve à l’intérieur. Elle se dirige vers sa chambre et s’installe devant son ordinateur. Insère le CD. Eclairs multicolores.
Voyage entre les mondes, couleurs perverties.~
Ville de Traverse, troisième quartier. Le passé ne compte plus, seulement le présent. Elle ouvre les yeux. Endroit inconnu. Elle se relève, se pose bien des questions. « Où suis-je ? Pourquoi Comment ? » Elle se remémore et la rage monte. Soudain, une impression de danger. Elle se retourne. Une ombre avec de grands yeux jaunes se trouve derrière elle. Elle prend peur, court, se perd. Elle tombe à genoux. Pleure. Il est sur elle.
Macabre danse Destin Funeste Cœur arraché
Elle ouvre les yeux. Impression désagréable de déjà vu. Une chose la gêne. Un vide. Elle se relève, regarde autours d’elle. Part. Vers une destination inconnue. Sans but.
Ton cœur est cassé, petite chose ?
Bien plus tard. Le Temps s’échappe si vite.
Elle a apprit à survivre, à se battre. Elle a perdu son humanité. Elle n’a jamais quitté son quartier. Survivre malgré sa condition. Les ombres la fuient. Elle est seule, à la dérive.
Évènement Marquant dans votre Vie
Eclair multicolore.
Elle voyageait. Sans marcher, plutôt en flottant. A travers un monde remplis de couleur, les arc-en-ciel se succédaient au points rouge, bleu, jaune, vert ... C'était avec de grands yeux qu'Aiko regardait tout ça. C'était tellement inhabituel. Et tellement beau. Elle aimait les couleurs. Elle tendit prudemment la main et toucha une pastille orange. Un flash lui revint, de son enfance. Elle courait à travers un champ de coquelicots ... Elle retira brusquement la main. Sa béatitude de se retrouver là venait de fondre en un instant. Il lui manquait tellement ... Et elle le haïssait tellement ... Des pensées mauvaises lui arrivèrent, son cœur se remplis d'aigreur et de colère. Le paysage autours d'elle commença à changer. Au fur et à mesure qu'elle avançait dans le passage, les couleurs se modifièrent. Elles devinrent sombres, tristes. Aiko perçut le changement et frissonna. Était-ce elle qui avait fait ça ? Elle n'espérait pas. Elle ne voulait pas. Elle avait peur. Qu'allait-il se passer. Une lumière apparut et grandit. La jeune fille se protégea les yeux. Elle espérait que se soit la fin du voyage. Quand la lumière décrut elle rouvrit les yeux. Tout était noir autour d'elle. Elle tourna sur elle-même, cherchant une issue. Il n'y en avait pas.
« Serais-tu en train de paniquer ? »
Qui est-ce ? Aiko scruta la pièce de ses yeux agrandit par la peur. Elle voulait savoir. Ce n’était pas drôle. Peut-être rêvait-elle ? Combien de fois elle ne s’était pas endormie devant son écran ? Mais quelque chose au fond d’elle lui disait que c’était la vérité. Même si cela semblait complètement absurde.
« Oui c’est absurde, mais c’est bien vrai. »
Ah, parce qu’en plus, la personne lisait dans ses pensées ?
« En effet. Je suis toi, tu es moi, nous sommes nous. »
Et ça voulait dire quoi tout ce charabia ?
« Tu te trouves dans la représentation de ton intérieur. Tu vois comme tu es pervertie ? »
Alors, là, elle ne comprenait plus rien. Elle aurait bien aimée retournée chez elle.
« Tu as tant voulu t’en aller et maintenant que tu le peux, tu veux rentrer ? Tss. »
Non mais elle se prend pour qui cette voix ? Aiko serra les dents. Et recommença à chercher une issue. Elle se mit à marcher pour tenter de trouver un mur, mais elle avait l’impression de faire du surplace, ce qui était plutôt dérangeant. Elle se laissa tomber à genoux, vaincue.
« Oui vaincue, tu n’es qu’une lâche une larve même pas capable de t’en sortir dans la vie. »
Des images lui revinrent. Toutes les fois où elle avait fuit, où elle était partie. Elle était aveugle, elle ne voulait pas voir la vérité. Lâche. Oui, elle l’était, mais elle avait raison.
« Bien sur ! Tu te trouves toujours des raisons. Je comprends pourquoi ton père s’est suicidé. » « La ferme ! »
La jeune femme bouillonnait de rage. Elle ne voulait plus entendre cette voix sifflante qui se croyait supérieur à elle. Elle voulait rentrer. Ne plus être ici.
« Tiens, tiens, mais c'est qu'elle a une langue. Tu veux partir ? Soit. Je te laisse alors. »
Les couleurs revirent et Aiko continua son voyage. Elle ne comprenait strictement rien à ce qui lui arrivait, mais la situation avait l’air de s’arranger, c’était déjà ça. Elle sentait qu’elle était prête d’arriver à destination. Oui, elle allait se retrouver dans sa chambre, loin de cette voix et de ce monde si bizarre.