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 Hisoire d'Ansem

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MessageSujet: Hisoire d'Ansem   Sam 7 Nov - 14:10

Bon, voilà, j'ai crée une petite histoire ( bon, un petit chapitre pour commencer). Dites moi ce que vous en pensez, si vous aimez ( pas), pourquoi, les défauts, ect...

Chapitre 1




«- Au voleur »

Ce fut le signal d’alarme qui permit de comprendre à Léon qu’on l’avait remarqué. Il jeta un rapide regard sur la foule qui l’entourait. Il y avait beaucoup de monde, mais personne ne semblait s’intéresser à son cas. Tant mieux, cela ne ferait que l’aider. Il n’y avait pas de garde non plus, donc pas trop de risque de se faire bloquer le chemin par eux.

Il se jeta sans prévenir dans la foule afin d’échapper à son assaillant, un boulanger à qui il avait osé voler un bout de pain. Mais avait-il réellement le choix ? Il mourrait de faim, il n’avait pas de famille qui vive, ou tout du moins, pas de famille par le sang.

Comme personne ne souhaitait l’aider, il avait décidé par le passé de commencer à voler de la nourriture afin de survivre. Bien sur, il connaissait les risques d’une telle entreprise … Plusieurs mois dans les cachots aux meilleurs des cas. Quand aux pires des cas, il préférait ne même pas y penser.

En réalité, ce n’était pas vraiment lui qui avait fait le choix de devenir voleur, on l’avait plutôt contraint. Ses parents étaient morts il y a bien longtemps, il a donc été élevé par un groupe de brigand qui lui avait tout appris de leur art.

Le soleil commençait à se coucher … Ce n’était pas bon signe. Dés que l’on ne voyait plus le soleil, qui était passé en dessous des hautes murailles qui entouraient la ville, des gardes arrivaient dans tous les coins de la ville, afin d’éviter d’éventuel attaque. Bien sur, si jamais il y avait eu ce genre de problème, ce n’aurait jamais suffi, mais cette défense constituait un plus à la protection des villageois … Et aux problèmes des voleurs.

Le vol était un art difficile à maitriser … C’est pourquoi toute personne voulant apprendre devenait apprenti dans une organisation secrète, la Source. Ainsi, la majorité des incapables périssaient au bout d’une corde, les autres devenaient des criminels hors pairs.

Durant son enseignement, le jeune homme avait appris à se servir de bien des armes, de l’épée à la dague empoisonné, en passant par la lance, l’arc, le couteau, le poison et bien d’autres encore. Ainsi, avec le temps, le jeune garnement qui fuyait le boulanger était devenu un tueur de sang froid. Et il avait une nouvelle victime.

Il courrait toujours, passant de ruelle en ruelle. La foule diminuait de plus en plus, jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne. Le soleil n’était plus qu’à peine visible … S’il devait faire un meurtre, le plus rapidement serait le mieux … Il préférait que si les soldats parvenaient à retrouver le corps de sa victime, être le plus possible.

Pendant qu’il songeait à un stratagème pour tuer ce boulanger, il ne remarqua pas qu’il n’y avait plus personne dans la ruelle où il se trouvait et que le boulanger n’était pas qu’à une petite dizaine de pas de lui … Et qu’il était en train de se faire rattraper … À croire que cet homme avait l’habitude de poursuivre des voleurs.

Le bon point dans cette affaire était que le jeune chenapan avait de nombreux alliés qui, dés le moment où le boulanger était parti pour lui donner une correction, en avait surement profité pour piller entièrement le petit magasin. Bien des hommes avaient du les voir faire, mais les villageois de nos jours ne se préoccupent pas de ce qui se passent sous leur nez … Ils en ont rien à faire. Ils ne visent que ce qui peut leur être d’un grand intérêt, alors aider un boulanger avare, cela ne servirait surement à rien.

Soudain, le gamin poussa un cri strident. L’homme qui tenait la boulangerie venait de l’attraper par ses courts cheveux blonds, lui faisant horriblement mal et l’obligeant à stopper sa course contre la montre. Ils se croisèrent rapidement du regard. Tous les deux possédaient ce regard plein de haine, que l’on destine en générale à nos pires ennemis.

Le boulanger commença alors à parler de façon arrogante :

« Alors le petit, tu vas me rendre ma nourriture ? Je vais t’envoyer aux cachots, comme ça, tu auras eu une bonne leçon pour l’avenir. Tu as de la chance, les jeunes, ils ne sont pas exécutés … Juste torturé afin de comprendre leurs erreurs. »

Léon sourit. Cet homme arrogant et vantard n’avait encore rien compris. Tant mieux, se sera plus simple ainsi. C’est alors que le boulanger répondit au sourire du jeune homme par un sourire plein de haine, de cruauté, d’envie de vengeance … Et ce fut son dernier sourire.

Il tomba lentement en direction du sol, le corps tremblant, les yeux rivés vers l’horizon le plus lointain possible, qui était totalement inconnu à Léon. Ses cheveux brins heurtèrent violemment le sol, son visage s’éclaboussa d’une petite marre de sang, sa vie avait enfin quitté son corps, son esprit été parti vers les ténèbres.

Léon tenait encore l’arme du crime en main. Une dague empoisonnée. Une simple coupure, aussi infime soit elle, tuait presque instantanément la victime. C’était cela qu’être voleur … Pour éviter de ce faire attraper, il fallait toujours avoir une arme sur soit … Et être capable de la cacher en cas de besoin.

Il continua donc en trottinent pour aller vers le lieu qu’il considérait comme sa maison … Mais cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus de réel maison, plus de réel repas, plus de lit où dormir, plus rien.

Ce lieu étrange qui permettait d’avoir un accès sur tous les lieux de la ville n’était autre que les égouts. Personne n’y allait jamais, ou presque, si ce n’est la bande de voleur dont il faisait parti. Une petite centaine d’hommes sur les vingt milles citoyens qui formaient la cité portant le nom de Nibal, la cathédrale du Royaume de l’est.

Juste avant de retourner vers la bouche d’égout la plus proche, Léon fouilla le corps de sa victime. Il était mort, il n’avait plus besoin de son argent. Autant en faire profiter une personne dans le besoin tel que lui. Il y trouva 3 pièces d’ors, autant d’argents et deux de bronzes. Pas grand-chose en soit, mais suffisent pour s’acheter un repas honnêtement.

C’était la base de ce dont on lui avait toujours appris. Pour ne pas finir accrocher à une corde, il fallait toujours ne voler que le nécessaire, jamais plus. Les raisons étaient multiples, donc celle d’éviter ainsi de se faire attraper, ou tout du moins, de diminuer les chances.

Cependant, le jeune homme n’était pas d’accord avec ce principe. Si jamais le lendemain il allait s’acheter un repas chaud, au lieu de manger du pain, le surlendemain il aurait du pain à manger de nouveau … C’était donc plus ou moins inutile de ne voler que le nécessaire. Il préférait économiser l’argent qu’il avait gagné, continuer à voler le lendemain, et plus tard, dans un futur qui lui semblait assez éloigné, pouvoir vivre une vie de commerçant honnête grâce à ses économies.

Cependant, il n’avait parlé à personne de ce genre d’idée qu’il possédait. Il ne devait partager cela avec personne, sinon il serait banni de l’organisation. La phrase de base qui constitue les piliers de la société des voleurs étaient le partage équilibré. Or, Léon ne trouvait pas cela forcément normal … Il prenait ce qui était le plus bénéfique pour lui et se fichait bien du reste.

Une fois qu’il eut fini de dépouiller le corps de la crapule qui l’avait poursuivit, il continua à trottiner à la recherche d’une bouche d’égout … C’est alors qu’il se rendit compte que le soleil n’était plus visible à l’horizon. Il avait été trop long. Il ne devait pas se faire attraper par des gardes, ou alors il devrait être capable d’inventer une histoire bidon dans les plus brefs délais.

Il commença alors à se dépêcher de plus en plus, mais il tomba malheureusement sur un garde. L’homme d’un âge mur retira son casque d’acier, les quelques rayons du soleil qui passaient à travers des trous dans la muraille rayonnaient sur son armure, éblouissant le jeune voleur. L’homme demanda :

« Petit, que fais tu là à une heure si tardive ? Ne devrais-tu pas te trouver chez toi ? »

Une goutte de sueur coula sur le front de Léon. Il devait inventer une histoire et vite, sinon il serait bon pour le cachot. Finalement, il se décida :

« - Mon nom est Benjamin, seigneur. Je suis en train de rentrer chez moi, je n’avais pas vu l’heure passé et ma mère doit se faire du souci à présent. »

Le soldat le regarda d’un regard étrange, qui fit légèrement peut au jeune voleur. Ce soldat allait-il croire au mensonge fabriquer sur place ? Afin de s’assurer que cet homme n’ait jamais entendu parler de lui, il avait décidé de prendre le nom d’une autre personne. Ainsi, si jamais il avait entendu parler d’un certain Léon, il ne se ferait pas attraper pour cela. Finalement, l’homme dit :

« - C’est bon, tu peux …
-Monsieur, nous venons de retrouver le corps du gérant de la boulangerie pas loin d’ici. Comment s’appelait-il déjà ? Bernard je crois. Il a été blessé par l’une de ses fameuses dagues empoisonnées que possède la Source. On n’a aucun suspect sous la main. Il a sans doute du fuir aussi rapidement que possible, mais en examinant la blessure, on a put estimer que cela a été fait il y a pas moins de cinq minutes. »

Les deux soldats se retournèrent vers Léon, le regard plein de soupçons. Le jeune voleur comprit alors que l’on venait de le piéger. Il se retourna d’un coup et recommença à fuir, sans se méfier de quoi que se soit, mais sa réaction fut trop lente. Le soldat l’avait attrapé par le col. Il savait qu’il était inutile dans sa situation actuel de sortir sa dague empoisonnée. Même si elle pouvait lui permettre de se débarrasser d’un garde, le deuxième se serait occupé de son cas dans l’instant qui suivait … Il avait perdu la parti. Il avait été trop gourment. Jamais il n’aurait du perdre du temps à fouiller son ravisseur. Il avait l’air malin à présent.

Maintenant, il connaissait sa prochaine destination. La potence. Les deux soldats l’attrapèrent un bras chacun et le trainèrent jusqu’au cachot, où il fut enfermer. Pour les assassins comme lui, il n’y avait pas de procès. Il n’y avait que l’exécution. Demain, il ne serait plus.

L’un des gardes dit tout de même une remarque à l’autre, ne pouvant la contenir pour soit même :

« - C’est quand même dommage que de nos jours, les assassins naissent si jeune … C’est du gaspillage. Il meurt jeune. Une vie en moins dans la cité. Une vie qui aurait potentiellement put servir plus tard dans l’armée, que se soit en tant que simple soldat, ou bien de général, maréchal. S’il avait un peu de talent et qu’il était apte à réfléchir selon les situations, il aurait put devenir duc d’une petite région.

- Que veux tu que je te dise ? Tu ne comptes tout de même pas le relâcher ? Il vient de commettre un assassinat. Il ne vaut pas mieux que les chiens qui cherchent à faire la guerre uniquement pour le plaisir.

- Certes non, je sais qu’il mérite sa place. Mais est-ce réellement une raison convenable ? He, petit, raconte nous ton passé ! »

Ce n’était pas une question, mais un ordre donné par un soldat. Ces deux soldats détenaient sans doute sa vie entre leurs mains. Il ne valait donc mieux de ne pas faire le malin. Le plus simple était tout simplement de raconter ce qu’il pouvait de la vérité.

« - Fort bien, seigneur, je vais vous raconter mon passé, ce qui m’a conduit à voler, mais pour l’amour de la dame de la chance, arrêtez de m’appeler petit. Mon prénom est Léon. Je suis un enfant qui a été abandonné à la naissance, ou bien peut être que mes parents sont mort, je ne le sais pas trop. Quoi qu’il en soit, vous avez sans doute put remarquer que notre entourage n’a pas compatit de moi il y a une quinzaine d’année. Je viens d’avoir mes seize ans il y a peu, ou tout du moins ce que je pouvais juger être comme mes seize années. N’ayant personne qui ait décidé de m’adopter, n’ayant pas un être qui vive pour m’aider, et comme personne ne me donnait de quoi manger, je n’ai eu d’autre choix que d’apprendre à voler, après avoir été découvert par un voleur qui m’a dans un premier temps nourri, et loger, si on peut appeler le lieu où j’ai vécu loger. Avec le temps, j’ai appris à voler. J’avais un don pour cela, sans vouloir me vanter, j’ai donc appris assez rapidement. Mais une fois que vous en êtes capable, il faut être capable de tuer. Vous avez devant vous un tueur de sang froid. Ne me jugez pas sévèrement pour ce que je peux avoir fait. Tout cela n’avait qu’un seul bût, celui de survivre.

- C’est que tu me ferais presque pleurer, gamin. Je ne doute pas de la véracité de tes dires, cependant, connais-tu le tarif que subissent les voleurs ? N’as-tu jamais songé à changer ta façon de faire ?

- Il faut que vous compreniez, seigneur, que l’on ne m’a jamais vraiment laissé le choix. Je ne pouvais faire autrement, sinon mourir de faim. Si jamais je me fais attraper pour simple vol, certes je serais puni de façon sévère, je connais la sentence, plusieurs mois dans les cachots, mais je serais au moins nourri. Faiblement, certes, mais je n’aurais pas à commettre le moindre méfait pour cela. Mais j’imagine que cela est maintenant tout simplement impossible étant donné que je suis accusé d’un assassina et qu’il ne fait presque aucun doute que je vais mourir, la corde au coup.

- T’aimerais bien, hein ? Cela t’arrangerais presque de mourir. Ta vie est plus que pitoyable, alors, pourquoi vivre, n’est ce pas ? Tu es vraiment pathétique, dit le second soldat qui le tenait.

- Il est vrai que je considère la mort comme une délivrance, mais comprenez bien que je ne refuserais pas encore une ou deux années de vie, même si pour cela je dois encore voler et tuer.

- Donc, tu n’es même pas compris la leçon, reprit le premier soldat. Tu serais prêt à continuer, en sachant que tu te ferais surement attraper, et que tu risquerais de mourir comme un traître. Je considère donc que tu es un ennemi évident de l’empire et que par conséquent, tu dois être exécuté.

- Ha, parce qu’en plus, vous me laissiez encore le bénéfice du doute, après avoir été pris sur le fait ? De toute façon, je ne regrette rien, si ce n’est de mettre fait attraper par vous. J’imagine que cela ne sert à rien de vous demandez de me libérer en échange d’un peu d’argent ?

- Bien sur que non, petit. On est des soldats, on n’est pas payé tant que ça, tu sais, mais nous, au moins, on a le sens de l’honneur, reprit le second. Si ça se trouve, demain tu pourrais tuer un ami à nous. De plus, ça m’étonnerais que tu puisses jamais obtenir une somme suffisante pour acheter ta liberté.

- Et de toute façon, ce n’est pas à nous de décider de cela.

Le jeune Léon regarda ses bourreaux. Décidément, il ne comptait pas le laisser partir. Il pourrait leur offrir tout l’or du royaume, il garderait les chaines accrochées aux poignés. C’était donc fait, demain serait sa dernière journée.
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MessageSujet: Re: Hisoire d'Ansem   Sam 7 Nov - 14:10

Voici la suite du chapitre 1 ( trop long pour tenir en 1 post je crois)



L’ile trembla, sujette à de nombreuse secousse récemment. Les villageois ne comprenaient pas en général ce qui se passait. Pour eux, tout ceci n’était que de simple tremblement de terre, tout à fait naturel, qui disparaissait pour réapparaître de nouveau quelques jours plus tard.

Ce qu’il ne savait pas, c’était que les tremblements de terres présents étaient tout, sauf naturel. En effet, leur cause provenait d’un seul et unique homme. Cet homme était …

Le seul endroit qui ne subissait pas ce problème était le centre de l’île, où se trouvait un splendide château. Les murailles de la forteresse mesuraient au moins une dizaine de mètre afin d’empêcher de potentiel envahisseur de déranger le propriétaire de ce lieu.

Ce propriétaire n’était autre qu’un duc, comme tous les autres. Il était assez influent au sain de la famille royal, mais n’était en réalité qu’un petit duc qui avait reçu cette fonction uniquement pour service rendu au Royaume il y a de cela une cinquantaine d’année.

À l’époque, il avait débuté en devenant un simple écuyer, puis, par plusieurs hasards tout à fait grandioses, il était parvenu à atteindre sa place, en sauvant son monde d’une menace qui est aujourd’hui encore, inconnu.

« Monsieur, le déjeuner est servi. »

Magos suivit son serviteur qui était venu le chercher dans sa bibliothèque, jusqu’à la salle à manger. Sa femme était déjà là. Elle ne put s’empêcher de le réprimander :

« - Tu me fais attendre. Le déjeuner va finir par refroidir si tu mets autant de temps à venir. De plus, j’aimerais savoir si le dernier tremblement de terre qui a eu lieu, c'est-à-dire il n’y a pas plus de deux douzaines de minutes étaient dut à la magie, ou bien s’il était naturel. J’ai cru ressentir de la magie à l’intérieur, mais vient elle de toi ?

- Oui, elle vient de moi, Oveiro. Mais c’était tout à fait involontaire, dit il en voyant le regard de sa femme se poser sur lui. Je me suis contenter d’exécuter une pratique, mais je voulais la canaliser uniquement dans la bibliothèque. Malheureusement, je crois que j’ai raté mon coup et que seul le château n’a pas été endommagé par celui-ci.
- Bon, si tu dis que tu ne l’as pas fait exprès, je vais faire semblant de te croire. Sa puissance était tout simplement phénoménal et j’ai eu peur que cela puisse signifier l’arrivé de quelques problèmes d’une nature divers.
- Il a si bien marché, dit il en commençant à manger de la soupe. C’est tout simplement superbe, splendide. Heu … J’ai rien dit. »
Sur ceux, il continua de manger. Il regarda rapidement sa femme durant le repas. Elle avait, elle aussi, une cinquantaine d’année, mais tout comme lui, le passage du temps ne passait pas comme chez les individus normaux. En effet, leur statut de magicien leur permettait de vivre bien plus longtemps que la moyenne. Alors qu’il avait aujourd’hui cinquante ans chacun, on aurait put croire qu’ils avaient à peine la vingtaine. La femme avait de longs cheveux blonds, des yeux bleus comme le ciel et un visage tout à fait ordinaire. Elle n’était en réalité pas tellement plus belle que les autres personnes. Elle était dans la moyenne, mais ce n’était pas pour cela que Magos s’était marié à Oveiro. C’était non seulement parce qu’elle était, elle aussi, une puissante magicienne capable de vivre plusieurs siècles, mais aussi pour sa rare intelligence.

C’était principalement grâce à leur matière grise qu’il parvenait à aider le Royaume, et non en utilisant leur magie. Bien sur, il arrivait que cela soit tout à fait indispensable, mais ce n’était pas le cas depuis bien longtemps.

Tous deux savaient que leur statut de magicien était à la fois une bénédiction et une malédiction. En effet, ils avaient la capacité de vivre plusieurs siècles. Cependant, cela les condamnait à voir mourir leur proche les uns après les autres, sans rien pouvoir faire pour les aider et, à chaque fois, la douleur n’en est que plus intense.

Ils avaient tous les deux vu mourir déjà leurs amis d’enfance, pour la plus grande partie tout du moins. Cependant, il savait que cela était aussi une bénédiction. Cela leur donnait la capacité de réunir le plus de connaissance possible, de tel sorte qu’il puisse probablement aider les magiciens à venir dans leur recherche et leur permettre par la même occasion de réunir d’autre informations. Ainsi, ils avaient l’espoir qu’un jour, tout le monde soit au courant de chaque chose, de chaque bride de la magie.

Une fois le repas fini, l’homme se leva de table et expliqua à sa femme :

« - Je vais continuer de travailler à la pratique des différentes magies que j’ai pues obtenir dans les livre de la bibliothèque.
- Ho que non, tu n’en feras rien. Je t’interdis de continuer à pratiquer la magie aujourd’hui. Si ça continue comme ça, tu vas faire exploser toute l’île, étant donné que tu ne fais même pas attention aux effets des magies que tu utilises.

- Et qu’est ce que je vais bien pouvoir faire alors, demanda-t-il avec un sourire aux lèvres.

- Vois tu, il y a des courses à faire, je te laisse t’en occuper. »

Magos ne s’était pas attendu à ce qu’on lui dise qu’il devait aller faire des courses, aller au marcher pour acheter des fruits et des légumes. Cependant, il avait compris que ceci était sa punition. Comment aller faire des courses dans un marché dévasté par un puissant tremblement de terre ?

C’est alors qu’il rentra comme un fou furieux dans le château qui ne possédait pas le moindre garde. En effet, Magos n’avait jamais jugé utile d’installer des gardes ou que se soit dans son domaine, dans sa région. Etant un puissant magicien, il était plutôt craint à l’étranger et il ne faisait rien pour les détromper.

L’homme qui entra regarda rapidement le propriétaire des lieux, le duc de la région. Il constata que la personne à qui il allait devoir s’adresser avait des yeux verts, comme ceux des serpents, des cheveux bruns assez courts, un visage qui montrait de la jeunesse, alors qu’il savait que cet homme était assez âgé. Finalement, il décida de s’agenouiller avant de dire :

« - Bonjour Seigneur. Je viens de la part du prince du Royaume, frère de roi, qui demande à vous voir dans les plus brefs délais. La raison m’est tout à fait inconnu, on n’a pas jugé bon de m’en informé.

- Ne vous a-t-on rien dis de plus ?

- Juste de vous annoncer que ça recommence, et qu’ils sont plus puissants cette fois que jamais. Votre aide est sollicité. On m’a aussi dit de vous dire que vous n’avez pas vraiment le choix. C’est un ordre. Je dois vous ramener de force si cela s’avère nécessaire.

- Ainsi donc, tu te penses capable de m’obligé à rejoindre Nibal, même sans mon accord. Ne t’as ton jamais rien raconté à mon sujet, jeune présomptueux ?

- Seigneur, je ne comptais pas vous offenser, mais sachez que j’en ai tellement entendu sur tellement de personne que je me doute bien que la moitié seulement doit être vrai. De plus, je tiens à vous informer que si jamais il m’arrivait malheur, cela pourrait se retourner contre vous. Je ne suis pas bien placé dans les proches de notre Altesse, mais selon les coutumes, un homme qui délivre les messages ne peut être attaqué par qui que se soit.

- Tu es bien informé dis moi. Très bien, je viendrais. Oveiro, nous avons un visiteur. »

La duchesse du lieu arriva en courant presque. Elle regarda le visiteur dont elle n’avait pas été prévenu de l’arrivé, regarda son maris, puis dit :

« - Qu’est ce qui se passe ? »

Avant que le messager n’ait le temps de répondre, le magicien dit :

« - Nous partons de nouveau pour un long voyage, ayant pour destination Nibal. Enfin, dans un premier lieu tout du moins. »
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