Nom : Inconnu
Prénom: Melith
Âge : Inconnu
Sexe: Féminin
Race : Simili
Groupe: [Neutre ?]
Moyen de transport pour passer d’un monde à l’autre: Portails de Ténèbres
But: "Je ne me souviens de rien... à part d'un champ de tournesols."
Description Physique: Elancée, de taille moyenne, elle semble de faible constitution. Ses longs cheveux noirs lui arrivent aux genoux et semblent parfois bouger en violant les lois de la pesanteur. Ils encadrent un visage en cœur dont la peau blanche fait ressortir ses fines lèvres rose. Une frange retombe sur ses yeux qu’on ne peut jamais apercevoir.
Elles portent depuis toujours une robe noire à la substance étrangement inconsistante et moulante. Elle la recouvre du cou aux pieds eux-mêmes chaussés de cette étrange matière. Seule une jambe est découverte par une échancrure allant jusqu'à mi-cuisse. La traîne de la robe semble glisser sur le sol comme une ombre rampante.
Même si on ne voit pas son visage en entier, elle est indubitablement belle.
Description Psychologique: Melith n'est pas réellement aimable. Elle parle peu et ne comprend pas forcément les gens qu'elle peut rencontrer. Elle ne ressent rien. Ou si peu qu’on ne peut pas vraiment considérer cela comme une « réaction émotionnelle irrationnelle ». Elle sait ce qu’est l’amour, l’amitié, connaît le bien et le mal ; mais cela ne la touche pas. N’ayant aucune attache, aucun lien, elle ne se sent nullement concerné epar les évènements qui pourraient l’entourer.
Si elle voyait mourir quelqu’un devant ses yeux. Elle ne réagirait pas, elle supposerait que c’est « triste », sans le ressentir, ni le réaliser, avant de s’en aller. Cela se ressent dans sa voix lorsqu’elle parle d’un ton très bas, presque un murmure. Triste, sans vie.
Cependant, il lui arrive souvent
d’avoir des réactions étranges qu’elle-même ne comprend. Pleurer sans savoir
pourquoi, ni comprendre cette réaction.
Signe(s) Particulier(s): Elle semble avoir une excellente vue malgré la frange qui lui tombent sur les yeux. Elle différencie les humains des "autres" d'après leur odeur.
Histoire: Forme. Informe. Solide. Liquide. Néant. Matière. Infini.
Rires. Sanglots. Bien-être. Douleur. Joie. Chagrin.
Images tronquées d’un passé qu’elle désire retrouver. Elle ? Comment peut-elle dire elle ?
Visage d’une femme. D’un homme. Un objet menaçant.
Soulagement. Douleur. Chaud. Froid.
Elle bascule dans le néant.
Tombe-t-elle ? Monte-t-elle ? Ou bien ne reste-t-elle pas désespérément suspendue dans l’Infini ? Tout se confond dans son esprit.
Mais en a-t-elle seulement un ? Puis la douleur à nouveau, comme si sa poitrine se déchirait. Encore, et toujours la même douleur, les mêmes tourments. Et elle ignore d’où cela vient. Si elle a aussi mal, elle doit avoir un corps. Mais elle ne le sent pas. Elle ne le voit pas.
Ses souvenirs s’échappent comme la fumée à travers un voile. Elle n’arrive pas à les retenir. Mais pourquoi se donner cette peine ?
Est-ce si important ? Elle n’est rien dans le Néant. Rien qu’une ombre parmi tant d’autres.
Mais quelque chose, au fond d’elle, se révolte. Non, elle ne peut rester ainsi, elle ne peut accepter ce sort.
Pourquoi ? Elle ne le sait pas. Dans quel but ? Elle l’ignore. Alors elle se débat, rompt les liens qui l’entravent. Une étrange chose irradie de son être qui la réchauffe de l’intérieur. Mais ce ne peut être aussi facile.
Pourquoi se débattre ? Pourquoi rompre ces liens ? Pour aller où ?
Elle s’affaisse soudain, abattue par des questions sans réponse.
Une réponse surgit de nulle part.
Elle n’entend que le mot prononcé à répétition. Comme en écho. Mais tellement bas, qu’elle n’arrive pas à en distinguer la forme ou le sens.
Ses pieds touchent un sol. Ce contact soudain la fait tomber. Elle ignorait qu’elle avait des pieds. Ou alors, elle ne s’en souvenait plus.
Cet endroit est lumineux, cela lui fait mal aux yeux. Elle se couvre les yeux avec ses mains. Ses mains, elle a des mains… et des bras, mais également des pieds et des jambes. Sa peau est blanche. Mais comment connaît-elle cette couleur ? De longs cheveux noirs la couvrent telle une cape d’obscurité.
Et bientôt dans cet infini aveuglément blanc, une tâche sombre apparaît. Elle s’avance, elle ressemble à… elle se concentre. Non, elle ne ressemble à rien qu’elle connaisse. Ou se souvienne. Elle ne sait plus. Mais cela lui importe peu. Cela ne lui importe plus.
L’ombre s’approche. Elle recule. L’ombre avance encore. Elle court. L’ombre la poursuit.
Elle a peur. Elle court pour lui échapper. Elle sait qu’elle le doit pour exister. Elle a peur.
Mais qu’est-ce que la peur ?
Elle s’arrête. L’ombre s’arrête. Elle la regarde. L’ombre lui dit quelque chose. Elle ne l’entend toujours pas.
L’ombre crie. Elle ne comprend pas.
L’ombre hurle. Elle s’avance vers elle et la touche. L’ombre se jette sur elle, se répandant sur sa peau comme l’encre qu’on verse dans l’eau. En volutes et spirales majestueuses.
L’ombre s’étend. Elle entend sa voix grandir. L’ombre l’enveloppe. Elle l’entend presque. L’ombre l’engloutit.
Elle ouvrit les yeux et prononça le mot.
Melith.
Son nom est Melith. Elle n’est pas une ombre parmi les autres. Elle est…
Autre.
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-Melith. Qui avait prononcé son nom ?
-Melith.C’était elle. Elle n’avait jamais entendu le son de sa voix. C’était déroutant.
Elle ouvrit les yeux. Les ferma. Puis les rouvrit à nouveau. La lumière était trop vive. Elle rabattit ses cheveux pour les protéger. C’était déjà plus supportable.
La canopée des arbres découpait le bleu éblouissant du ciel. Puis elle se rendit compte qu’elle était allongée. Où était-elle ? Elle n’avait aucun souvenir mais elle savait comment nommer chaque chose qu’elle voyait. C’était étrange. Etrange ? Ne l’était-elle pas elle-même ?
Elle se releva sans hâte mais elle perdit l’équilibre et tomba à genoux. C’était comme être un bébé qui apprenait à marcher. Lentement, elle posa un pied à plat puis l’autre et appuya dessus avec force. Doucement. Doucement. Un pas. Un autre. Encore un autre. Puis un troisième. Mais elle faillit tomber à nouveau. Elle se fendit pour prendre appui sur sa jambe gauche qui s’avança naturellement.
Ça y est, elle avait trouvé le bon équilibre.
Sur l'herbe, autour d’elle, sa robe s’étendait en une curieuse nappe d’ombre rampante. Elle prenait la forme de la surface ou des choses qu’elle recouvrait. Cela ne l’inquiéta nullement.
Relevant la tête, le regard vers la cité, quelque chose lui dit de s’y rendre. Et c’est ce qu’elle fit.
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