Partager | 
 

 La Terre Sans Nom, fan fic fantasy de Sonia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sonia

Personnage solitaire
Personnage solitaire

Féminin
Nombre de messages: 27
Age: 19
Localisation: Dans la lumière
Points: 423

Feuille de personnage
Niveau:
100/100  (100/100)
Barre d'experience:
0/100  (0/100)
Caractéristiques:


MessageSujet: La Terre Sans Nom, fan fic fantasy de Sonia   Ven 1 Juil - 8:50

* Si quelqu'un pouvait m'aider pour les noms propres en bleu je lui en serais reconnaissant x)

La Terre Sans Nom


Prologue (Pas encore écrit)


Chapitre 1 (incomplet)



Au fin fond de la forêt de ...eyrn*.

Il faisait sombre en ces lieux. La nuit avait levé son voile obscure depuis déjà quelques heures. Une épaisse brume conférait à cette forêt une atmosphère inquiétante, une atmosphère qui suffisait généralement à dissuader les voyageurs imprudents d'avancer plus loin. Elle s'étendait à perte de vue et n'avait rien à envier aux autres. Elle aussi possédait son lot de rumeurs abracadabrantes et de créatures en tout genre.

Le vent ne soufflait que très faiblement entre ses arbres. Ces bois en regroupaient de nombreuses familles. Ils rassemblaient des acéracées, dont les érables étaient les principaux représentants, des pinacées ainsi que des conifères. Leur sommet disparaissait dans l'ombre de leur feuillage, rendant l'environnement quelque peu sinistre. Quand au ciel, il était on ne peut plus couvert et la timide lune se cachait derrière ses nuages. La lumière qu'elle renvoyait permettait tout de même de repérer sa position à travers le ciel opaque. Mais elle ne suffisait pas à éclairer convenablement les chemins sombres discrètement tracés dans l'abondante végétation.

Les minutes passèrent et la brume se dissipa progressivement, ne laissant plus qu'une légère bruine ainsi que des tapis de brumaille par-ci par là. Cette même brume s'élevait par endroits et prenait des formes spectrales aux visages déformés par la tristesse et la douleur. Un courant d'air s'engouffra dans une anfractuosité présente dans la roche, il en ressortit une lamentation. Comme si les spectres de brume se plaignaient par l'intermédiaire du vent. Cette forêt était vieille et les âmes qui s'y étaient égarées avaient bien souvent du mal à trouver le repos. Il n'était pas impossible qu'elles se servaient de la nature les entourant pour se manifester. À moins qu'il ne s'agisse que d'un mauvais tour joué par votre imagination et que tout ceci ne soit qu'une illusion.

Mais même si ce n'était pas le cas, la meilleure chose à faire était sans nul doute de faire rebrousser chemin et de rentrer chez vous. Car tapi dans l'ombre, le danger vous guettait à tout moment. Les créatures qui peuplent ces lieux étaient toutes plus féroces les unes que les autres. Elles savaient parfaitement se camoufler dans les feuillages, disparaître dans l'obscurité ou se dissimuler derrière un rocher. À tout moment leur regard pouvait se poser sur vous, vous observer comme si vous étiez une proie potentielle. Et les plus imposantes n'étaient pas forcément les plus dangereuses. Celles qui se terraient dans l'ombre n'avaient aucune pitié pour les imprudents. Et celles qui avaient faim n'en avaient encore moins.

Or, blottie au fond de son terrier de soie et l’appétit insatiable, la plus venimeuse des araignées vivant dans cette région était affamée. Patiente et immobile, elle attendait que sa proie se présente d'elle-même devant l'entrée de sa cachette. Ses quatre yeux semblaient briller, ils voyaient très mal la nuit mais elle n'avait nul besoin de s'en servir pour repérer ses proies. Ses huit pattes velues pouvaient sentir chaque tension exercée sur la toile par les animaux se débattant dans ce piège. Elle ouvrait et refermait de temps en temps ses mandibules, comme si elle n'avait trouvé que cela pour se délivrer de son ennui. Silencieuse, la tarentule noire attendait que son piège visqueux englue une nouvelle proie. Celui-ci avait été mis en place plusieurs jours auparavant, l'araignée déménageant souvent. Elle l'avait tissé depuis son terrier, qu'elle avait sans doute volé à un autre animal, et de façon à couvrir une zone d'environ un mètre carré de surface, peut-être deux. Cela suffisait amplement, sachant que la terre ne lui offrait pas un camouflage avantageux. En revanche, l'obscurité de cette nuit rendait la toile plus sombre et le piège mieux effacé. C'est pourquoi le nombre de victimes était plus élevé les nuits sans lune.

Ce soir encore, la lumière renvoyée par l'astre éprouvait quelques difficultés à franchir l'épaisse barrière formée par les cumulus. La visibilité en ces lieux était assez réduite, et ce petit représentant des iguanidés habituellement diurne éprouvait le plus grand mal à s'orienter dans ce dédale de feuilles, de racines et d'arbres. Il avait été obligé de s'aventurer dans cette zone de la forêt qu'il ne connaissait pratiquement pas pour des raisons qui lui étaient personnelles et il était maintenant perdu. De plus, il ne pouvait pas se diriger comme il le souhaitait, sa vue étant assez mauvaise. Son camouflage brun paraissait aussi sombre que le reste. Il avançait prudemment sur la terre obscurcie par la nuit en prenant soin de se frayer un chemin à l'abri des prédateurs nocturnes qui seraient susceptibles de lui nuire. Mais il ne se doutait pas qu'il se dirigeait tout droit vers sa perte.

Car le nid de la tarentule affamée se trouvait désormais tout près d'ici. Et elle n'attendait que la visite de cet anolis vert, qui ne savait bien sûr pas que le danger le guettait s'il continuait dans cette direction. Persistant à vouloir avancer vers sa propre mort, ce qui devait se produire se produisit. La proie se prit les pattes dans le piège du prédateur. Au moment où il s'en rendit compte, il était déjà trop tard pour lui. Il tirait sur cette matière visqueuse et gluante pour essayer de s'en dépêtrer, en revanche cela ne servi qu'à l'entortiller encore plus dans la toile de l'araignée ainsi qu'à augmenter sa panique aveugle. Plus elle grandissait, plus il s'agitait.

Les nombreuses tensions sur la soie gluante alertèrent la tarentule, qui se mit à avancer lentement et sans bruit jusqu'à l'entrée de son terrier. Elle allait à se rythme pour prendre le temps de savourer ce moment tant attendu. Elle se rapprochait peu à peu de l'ouverture alors que les vibrations sur la toile se faisaient de plus en plus intenses. L'une de ses huit pattes émergea finalement du trou, puis une autre encore et doucement, tout le corps suivi.

Elle resta un instant immobile, le temps de repérer l'anolis, avant de se diriger vers lui d'un pas décidé. Elle fit claquer ses mandibules à plusieurs reprises et le lézard devint à son tour immobile. Il entendait le claquement et cherchait à connaître son origine. Il tourna la tête d'un côté, de l'autre, alors que la tarentule continuait d'avancer d'un air déterminé tout en continuant de les faire claquer. L'anolis fut à nouveau pris d'affolement lorsque la silhouette sombre et menaçante de l'arachnide se dessina devant ses yeux myopes. Il tenta une nouvelle fois de s'extirper de la toile, en vain. La tarentule finit par l'immobiliser avec ses pattes antérieures, elle planta ensuite ses crochets dans la chair de sa proie, qui lutta encore pendant les quelques secondes qui lui restaient à vivre. L'araignée avait enfin un festin de roi à se mettre sous la mandibule, et elle allait s'en donner à cœur joie. Mais son sixième sens l'avertit que quelque chose de beaucoup plus gros qu'elle se rapprochait. Préférant se mettre à l'abri, elle se blottit en vitesse au fond au de son terrier, abandonnant ainsi l'anolis sur la toile et remettant son dîner à plus, pour le moment où le danger serait passé.

En effet, l'araignée avait vu juste. Quelque chose avançait bien dans cette direction, sans bruit, comme une ombre dans la nuit. La silhouette avait une taille humaine, mais rien ne garantissait que cette créature faisait bien parti de ce monde, où même d'un autre monde. Sa démarche lente ainsi que sa longue cape noire, dont la capuche recouvrait et dissimulait totalement le visage, lui donnaient une allure de spectre. À moins qu'il ne s'agisse encore une fois que d'une mauvaise plaisanterie de votre imagination. Quant à ses épaulettes en argent, elles paraissaient aussi ternes et sombres que le reste.

Cet être mystérieux avançait vraisemblablement vers l'Est, apparemment sans but précis. Lui seul semblait connaître la raison de sa venue en ces lieux lugubres et inquiétants. En y regardant de plus près, de la condensation semblait s'échapper de la capuche, au niveau où une bouche pourrait se trouver. Quoi que puisse être cet être, il avançait toujours dans la même direction et à la même allure. Il marchait ainsi depuis plusieurs heures, tel un esprit rodant autour de sa dernière demeure. Il finit par s'arrêter. L'individu semblait chercher quelque chose, cela se devinait à la façon dont il regardait autour de lui. Après un moment passé à observer les alentours, il se remit à marcher, mais dans une autre direction cette fois. Il parcourut plusieurs mètres encore avant de poser un genou à terre devant une trace à peine visible sur le sol. Une empreinte.

Plusieurs empreintes en réalité venaient de la même direction et suivaient le même chemin. Chacune d'entre elle avait une circonférence équivalente à celle de la paume d'une main et était séparée en deux parties distinctes, semblable aux deux onglets d'un sabot de bouc. Le rôdeur passa lentement sa main fermée dans un gant de velours sur l'empreinte qui se trouvait au plus près de lui. Effectivement, la marque dans la terre ressemblait bien à ce qu'un sabot de bouc pourrait laisser derrière lui, à la différence que celle-ci semblait bien plus conséquente. Il en était de même pour les autres. Ces empreintes étaient nombreuses, et il était impossible de savoir quand elles avaient été faites. Sans doute un jour de pluie torrentielle, ou un jour où le terrain devait être suffisamment boueux pour s'y enfoncer, à en juger par leur profondeur. Et la pluie n'était pas tombée depuis plusieurs jours dans cette région, il était très probable que ces créatures soient passées par ici une dizaine de jours auparavant.

Cela avait peu d'importance pour ce voyageur nocturne. Il se releva et marcha le long de la route tracée par elles. Il la suivi pendant de longues minutes avec le même pas lent et régulier. Même s'il se doutait que son objectif ne se trouverait plus au bout, il pensait qu'il parviendrait tout de même à dénicher d'autres indices, aussi discrets soient-ils, et à les rencontrer. Il le fallait. Son regard était loin devant lui et posé sur les empreintes, écoutant attentivement le moindre bruit et l’interprétant scrupuleusement, par prudence. Il ne tenait pas à faire une rencontre inattendue autre qu'avec la créature qu'il recherchait. Avec un peu de chance, son ouïe où son odorat repèreraient un son ou une odeur qui trahirait la présence de l'une d'entre elles dans les parages. Mais il valait mieux ne pas trop compter là-dessus.

Le rôdeur espérait bientôt trouver ce qui l'avait amené jusqu'ici en pleine nuit, dans cette forêt où les nuages sombres laissaient enfin la lumière renvoyée par la lune passer, bien que l'épais feuillage faisait toujours plus ou moins barrage. Seulement quelques rayons parvenaient à le traverser. Cela suffisait néanmoins à éclairer son chemin, même s'il était toujours plongé dans l'ombre. Il avançait encore quand le bruissement d'un buisson sur le côté l'arrêta net dans son élan. Il scruta avec attention l'arbrisseau, qui n'avait de cesse de remuer, mais il ne vit rien. Il attendit le retour du silence, puis resta un moment aux aguets. Un autre son semblable au premier se fit entendre derrière le rôdeur et il se retourna immédiatement. Il patienta plusieurs minutes cette fois, mais rien ne se produisit. Ce qui se trouvait là l'instant d'avant était sûrement parti désormais. Il s'apprêtait à reprendre sa route quand il aperçu derrière un arbre une créature hors du commun. Enfin, il en avait trouvé un.



Battant frénétiquement des ailes pour échapper à ses poursuivants, la petite nymphe filait entre les arbres aussi vite qu'elle le pouvait. Elle en possédait deux paires légèrement rosées, mais l'obscurité les assombrissait. Il en était de même pour sa peau claire couverte de fins vêtements de soie et ses cheveux blonds, tout comme pour ce qui l'entourait d'ailleurs. Elle ralentit et fini par se retourner un moment. Elle entendait toujours leurs sabots qui frappaient la terre avec une cadence de galop. Lorsqu'elle se rendit compte qu'ils la suivait encore, elle s'empressa d'aller se cacher dans le feuillage d'un arbre qui se trouvait tout près, pensant qu'ils passeraient leur chemin sans la voir.

Ses poursuivants étaient au nombre de trois. Une épaisse fourrure laineuse - plus claire chez l'un d'entre eux - recouvrait leurs puissantes et lourdes pattes de bouc ainsi que leur queue. Cette même laine parcourait leur échine légèrement courbée jusqu'à leur nuque, où elle se mêlait à leur cheveux, qui faisaient plus penser à une crinière. Elle finissait sa course sur leur torse au niveau de leurs pectoraux, recouvrant une partie de leurs abdominaux. Les côtes, les épaules et les bras, qui restaient le plus souvent repliés vers l'avant, n'étaient pas totalement découverts, leur fourrure étant moins épaisse sur ces parties de leur corps. En revanche elle dévoilait ici une musculature correcte. Leur visage avançait légèrement, à mi-chemin entre celui d'un homme et un museau de bouc. Une barbichette assez longue pendillait au bout de ce mufle. Quand à leur crâne, il était surmonté de deux lourdes cornes qui se développaient en spirales, avec quelques variantes selon les individus. Le plus jeune des trois n'avait pas encore atteint l'âge de la maturité alors que les deux autres étaient adultes. Il était facilement reconnaissable à sa barbichette et à sa queue plus courte, à sa laine encore un peu douce et aux cornes qui commençaient à peine à percer la surface de sa crinière.

Ces satyres ne voulaient aucun mal à la petite nymphe ailée, bien au contraire. Elle le savait bien,mais elle n'était pas disposée à céder à leurs avances - elle était presque sûre qu'ils allaient lui en faire s'ils parvenaient à l’attraper. Depuis la branche où elle était assise, elle attendait qu'ils passent leur chemin sans la remarquer, qu'ils continuent d'avancer dans la pénombre jusqu'au bout de la nuit avant de s'endormir. C'est ce qu'elle espérait, si cela se passait ainsi, elle pourrait se rendormir jusqu'au petit matin. Le bruit des sabots frappant le sol en cadence se rapprochait et alors qu'ils apparaissaient à la vue de la nymphe, celle-ci décida de les observer par précaution. Ils ralentirent l'allure pour finalement s'arrêter près de l'arbre sur lequel elle se trouvait. De crainte qu'ils lèvent leur mufle vers elle, elle se dépêcha de s'envoler pour aller se cacher derrière le tronc, gardant tout de même un œil sur eux.

Les trois boucs humains se regroupèrent, échangèrent quelques mots, puis se séparèrent à nouveau. Il se dispersèrent et cherchèrent dans tous les recoins. Ils regardaient dans les arbres, derrière les fourrés, sous les imposantes racines et reniflaient l'air à la recherche de la nymphe, ou d'un son, d'une odeur qui les conduirait jusqu'à elle. Leurs sens n'étaient pas meilleurs que ceux des êtres humains, il leur serait donc difficile de la dénicher alors qu'il existait ici une multitude de cachettes pour cette petite femme qui n'était pas plus haute qu'une jarre. Les voyants chercher dans tous les sens en vain, celle-ci finit par prendre de l'assurance et revint les observer depuis la branche où elle était assise l'instant d'avant. Un sourire apparu sur ses lèvres fines. Elle se pensait enfin débarrassée de ces créatures perverses qui ne pensaient d'après elle qu'à festoyer et à courir les jupons.

Mais les satyres semblaient bien déterminés à la retrouver, au moins jusqu'à ce que Morphée les prenne dans ses bras confortables et les transporte dans un monde imaginaire. Ils avaient retourné la forêt sens dessus dessous en vain et à force de tourner en rond l'un de deux adultes finit par se retrouver à nouveau vers l'arbre de la nymphe. Il scruta une dernière fois les alentours et s'apprêtait à quitter les lieux quand il entendit un rire. Il s’immobilisa puis tourna aussitôt son mufle dans une direction depuis laquelle le son aurait pu venir, afin d'être sûr qu'il avait bien entendu ce qu'il venait d'entendre.

Il attendit quelques secondes sans que rien ne se produise. Il scruta lentement les alentours, plissant les yeux comme si cela allait permettre à son regard de percer l'obscurité mais il ne vit rien. Au dessus de lui, la petite nymphe se moquait de son manque de jugeote. Lui, qui n'avait pas pensé à regarder au dessus de lui, ne s'imaginait pas qu'elle pouvait être si proche. Elle l'observait du haut de sa branche en souriant. Elle se demandait pourquoi celui-ci était repassé par là, mais la résultat n'ayant pas changé elle ne put s'empêcher de laisser s'échapper un nouveau rire. Le satyre se retourna d'un coup et se rapprocha de l'arbre le mufle levé vers les branches. Cette fois il en était sûr, il avait bien entendu un rire. Il se redressa sur ses pattes et vit quelque chose bouger entre les branches. Il ne pouvait pas affirmer avec certitude qu'il s'agissait de la nymphe, du moins jusqu'à ce qu'il distingua un frémissement, celui de ses ailes.

Le satyre rappela ses compagnons sans plus attendre en bêlant part deux fois assez fort pour qu'il puisse leur parvenir. Au premier le plus jeune retira aussitôt son mufle d'un buisson tandis que l'autre tourna le sien immédiatement le museau. Au second, ils comprirent tous deux que leur compère avait sans doute retrouver la nymphe et se mirent à courir en direction de l'appel. La nymphe rabattit ses bras devant elle et pris un air inquiet, elle n'avait plus qu'à s'envoler à la recherche d'une nouvelle cachette où elle ne se trahirait pas si proche du but. La créature hybride se lança à sa poursuite et ses compagnons ne tardèrent pas à le rejoindre. Ils galopaient entre les arbres, bondissaient par dessus les racines entremêlées qui perçaient la surface du sol et les rochers, se baissaient pour éviter les branches trop basses. Leurs puissantes pattes leur donnaient un avantage certain sur les petites ailes de la nymphe, bien qu'elles pouvaient battre l'air aussi vite que celles d'un colibris. Mais le plus jeune d'entre eux restait tout de même en retrait, n'ayant pas autant de force dans les pattes que les deux adultes.

Celui-ci tentait néanmoins de garder une distance raisonnable entre lui et ses confrères, ne voulant pas s'éloigner d'eux ni les retarder. Il ne les lâchait pas d'un sabot et malgré la visibilité réduit il parvenait à les distinguer devant lui. Alors qu'il tentait de les rattraper, quelque chose attira son attention sur le côté, une ombre parmi les ombres. Celle-ci avait une taille comparable à celles des humains que le jeune satyre avait déjà vu et avançait lentement, semblant chercher quelque chose. Il ralentit sa course, intrigué par cette silhouette à l'allure spectrale, et laissa les autres le devancer. Le silence remplaça leur galop et leurs bêlements et l'agitation fit place au calme.

Il observa cette silhouette encapuchonnée quelques secondes avant de se rapprocher discrètement d'elle, la suivant en passant derrière les arbres et les buissons, se dissimulant dans leur ombre ou leur feuillage. Il se dirigeait vers elle à pas de bouc et prenant soin de toujours garder une certaine distance entre eux pour sa sécurité. Peu importe ce que cela pouvait être, ça n'avait pas l'air dangereux pour le jeune satyre. Cette forêt abritait bien des créatures étranges et il semblait penser que celle-ci était une sorte d'esprit sur les lieux de sa dernière demeure. Il progressait silencieusement lorsqu'un buisson s'agita tout près de lui, sans doutes des rongeurs qui se disputaient pour une grappe de baies sauvages ou quelque chose dans ce genre là. Il observa à tour de rôle le buisson, se demandant ce qui l'avait fait bouger comme cela, puis ce solitaire au manteau sombre, attendant une réaction de sa part pour savoir dans quelle direction aller. L'individu mystérieux se retourna à nouveau alors que la créature hybride se rapprochait d'un arbre comme pour se cacher derrière lui. Il mit une main sur le tronc et laissa dépasser son museau sur le côté de façon à observer ce qui allait se passer ensuite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

La Terre Sans Nom, fan fic fantasy de Sonia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kingdom Hearts Heaven :: Crédits :: Palette de Naminé :: Fan Fictions-